
MANAMPY est une association française, de loi
1901 qui œuvre depuis sa récente création dans les environs d’Antsirabe sur les Hauts Plateaux de Madagascar.
Son but est de permettre aux paysans de se lancer dans des activités d’élevage et d’agriculture rentables sur le long terme afin qu’ils puissent vivre de leur production. Pour ce
faire, MANAMPY dispose d’un partenariat avec une association malgache appelée ADANISE et finance ainsi pour une grande partie les projets de
celle-ci.
par Lucile Duchamp, Lénaïc Pistien, Simon Priollaud
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Le financement à taux abordable de la mise en place d’activités d’élevage et d’agriculture chez les paysans (taux
d’intérêt de 1% par mois contre 3% pour le plus gros établissement de micro-finance à Madagascar)
Le but de ce programme n’est pas de donner de l’argent aux paysans mais de leur permettre de démarrer une activité
rentable et durable. Par conséquent, nous distribuons directement les intrants (engrais, provende…) dont ils ont besoin plutôt que l’argent nécessaire pour les acheter.
Chaque paysan ayant son activité financée fait l’objet d’un suivi hebdomadaire, par notre technicien agricole, au
cours duquel nous le conseillons dans la gestion de son budget ainsi que dans les techniques d’agriculture et d’élevage.
Il est donc possible pour
tout un chacun de financer, en partie ou en totalité, la mise en place d’une activité agricole chez l’un de nos candidats. Une fois que nous avons collecté la somme nécessaire, le projet est mis
en place : nous achetons les premiers intrants nécessaires au candidat pour le démarrage de son élevage et de son potager. Celui-ci remboursera ensuite la somme avancée avec les recettes des
produits issus de son activité.
Le projet de la mise en place d’une ferme formatrice permettrait aux
paysans de venir se former à la production de produits de qualité.
La plupart des paysans à Madagascar se contentent de se lancer dans des cultures simples dont ils maitrisent la technique, telles
que la culture du riz ou des haricots secs ; produits qui se vendent à vil prix sur les marchés malgaches.
Notre ferme permettrait aux paysans de constater que l’on peut produire d’autres produits de qualité à Madagascar.
Une fois cela acquis, ils ont l’opportunité de se former à cette production afin que, à leur tour, ils puissent s'assurer des débouchés à meilleur prix.
par Lucile Duchamp, Lénaïc Pistien, Simon Priollaud
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Nous débutons actuellement la mise en place de projets de
microcrédit que nous nommons PIAF (Projet d’Investissement Agricole et Formateur).
Nos suivons plusieurs
objectifs :
- Permettre aux paysans de financer le lancement d’activités
agricoles durables telles que des élevages de canards, lapins, poules, ou encore la culture d’un potager.
Plutôt que de remettre l’argent récolté aux candidats, nous leur
distribuons directement les produits nécessaires (engrais, animaux, nourriture pour animaux…) au déroulement de leurs projets.
- Apporter une formation en technique agricole et gestion de
budget pour donner toutes leurs chances aux activités de se pérenniser.
Chaque semaine aura lieu une formation agricole à laquelle tous
les candidats assisteront. Ainsi, ils pourront appliquer leurs nouveaux acquis à leurs projets.
- Responsabiliser les paysans en favorisant leur participation à
la gestion des projets. Il est important pour nous aujourd’hui que les candidats se sentent impliqués dans les projets que nous menons avec eux, qu’ils aient conscience que le remboursement des
prêts qui leurs sont alloués dépend de leur motivation.
- Assurer des débouchés aux produits issus des activités mises en
place.
Nous prévoyons bien entendu, de mettre en place un réseau de
distribution des denrées que nos candidats auront produites.
Photo d'une des maisons du village avec lequel nous allons travailler
par Lucile Duchamp, Lénaïc Pistien, Simon Priollaud
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Nous avons débuté la semaine par une réunion le mardi à laquelle tous les
paysans intéressés étaient conviés. Nous leur avons donc présenté les projets que nous souhaitions mettre en place avec eux ainsi que le fonctionnement des PIAF.
Un cahier leur a été remis afin de leur donner la possibilité d’y inscrire
leurs coordonnées.
Nous leur avons précisé que toutes les candidatures ne pourraient être retenues. Nos critères
dans le choix des projets de microcrédit étant principalement la faisabilité du projet ainsi que la motivation du candidat.
Après quelques jours, une fois le cahier rempli (totalisant 47
candidatures), nous nous sommes rendus au domicile de chacun des candidats afin d’y réaliser des entretiens individuels, pour évaluer la faisabilité de chacun de leurs projets.
Nous avons débuté ces entretiens le vendredi 28 mars 2008 et nous les
poursuivrons dès le lundi 31 mars. A l’issue des entretiens, nous en retiendrons une vingtaine, sachant que la mise en place de ces projets dépend des financements que notre association sera
parvenue à récolter.
par Lucile Duchamp, Lénaïc Pistien, Simon Priollaud
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Les entretiens sont terminés : en 5 jours, nous avons rencontré 52 candidats avec
lesquels nous avons discutés de leur situation et de leur projet. Au final, nous en avons sélectionné 24 en se basant sur leur motivation et leurs chances de réussite. Une fois que nous aurons
mis notre site internet en place - d’ici à un mois - vous pourrez sélectionner l’un d’entre eux pour financer son PIAF (Projet d’Investissement Agricole et Formateur) et le faire décoller !
Mais avant toute chose, nous travaillons à l’organisation de nos candidats en association.
Celle-ci aura pour but :
* de servir d’intermédiaire entre nous et l’ensemble des candidats
* de distribuer les produits que nous fournirons pour le développement de leurs
projets
* de se charger de la vente des produits issus des activités mises en place auprès
des
Vendredi, nous avons rencontré l’ensemble des candidats sélectionnés pour discuter avec eux des possibilités d’organisation de leur association. Il a été ainsi décidé que l’association
regroupant les 24 candidats serait partagée en 6 groupes de 3 à 5 personnes responsables collectivement de l’ensemble des projets de son groupe.
D’ici à lundi, les membres de l’association éliront leur bureau et un représentant par groupe
chargé de reporter les problèmes rencontrés auprès du président, de distribuer les produits nécessaires au développement des projets ainsi que de collecter les produits issus des activités mises
en place. Suite à cela, il ne restera plus qu’à faire reconnaitre l’association auprès des autorités malgaches avant de lancer les quatre premiers projets que nous pouvons financer avec notre
budget de départ.
par Lucile Duchamp, Lénaïc Pistien, Simon Priollaud
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